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Contrat de capitalisation : le jumeau discret de l’assurance-vie — ouvert aux personnes morales.

Le contrat de capitalisation reprend la mécanique de l’assurance-vie — multi-supports, rachats, fiscalité des retraits — sans se dénouer au décès : il se transmet, se donne, se démembre. Et c’est l’un des rares outils d’épargne long terme qu’une société peut souscrire : holdings patrimoniales et entreprises y logent leur trésorerie excédentaire avec une fiscalité différée. Tickets d’entrée usuels pour les personnes morales : 50 000 à 100 000 € selon les assureurs.

Bilan patrimonial offert

L’essentiel

Ce que c’est

Une enveloppe d’épargne multi-supports (fonds en euros, unités de compte) proche de l’assurance-vie, mais sans dénouement au décès — et accessible aux personnes morales.

Pour qui

Particuliers en stratégie de transmission (donation, démembrement, versements après 70 ans), dirigeants et holdings patrimoniales pour la trésorerie long terme.

Ticket et horizon

Tickets usuels de 50 000 à 100 000 € pour les personnes morales, accès plus souple pour les particuliers. Horizon recommandé : moyen-long terme.

Cadre fiscal

Particuliers : fiscalité des rachats identique à l’assurance-vie. Personnes morales à l’IS : régime spécifique, sans imposition assise sur les plus-values réelles tant qu’aucun rachat n’est effectué.

Comment ça fonctionne : une enveloppe, deux usages

La même mécanique que l’assurance-vie…

Versements libres ou programmés, allocation entre fonds en euros et unités de compte (actions, obligations, immobilier papier), arbitrages, rachats partiels ou totaux : la gestion quotidienne est identique à celle d’une assurance-vie en architecture ouverte.

…sans dénouement au décès

Pas de clause bénéficiaire : au décès du souscripteur, le contrat ne se dénoue pas. Il intègre la succession et les héritiers peuvent le conserver, avec son antériorité. C’est ce qui en fait un outil de transmission différent — et complémentaire — de l’assurance-vie.

Donation et démembrement

Le contrat peut être donné de votre vivant, en pleine propriété ou en démembrement — nue-propriété transmise aux enfants, usufruit conservé. Une brique d’ingénierie patrimoniale précieuse pour organiser une transmission progressive et maîtrisée.

La version personne morale (Capi PM)

Souscrit par une société — holding patrimoniale, société à l’IS éligible —, le Capi PM est le grand absent des conseils bancaires : multi-supports, fiscalité différée, il transforme la trésorerie excédentaire en véritable actif patrimonial de l’entreprise, en articulation avec la gestion de trésorerie d’entreprise.

Un outil qui s’inscrit dans la holding

Le contrat peut être conservé durablement au sein de la structure et s’inscrire dans la stratégie de transmission de celle-ci. Pour les encours importants, une version luxembourgeoise — contrat de capitalisation luxembourgeois — ajoute le super-privilège du souscripteur et l’architecture multi-devises.

Conditions d’éligibilité

Pour les personnes morales, les assureurs appliquent des conditions d’éligibilité (nature de l’activité, origine des fonds) et des tickets d’entrée généralement de 50 000 à 100 000 €. La mise en place se coordonne avec votre expert-comptable.

Pour qui ?

Dirigeant & holding

Trésorerie excédentaire durable dans la société ou la holding : le Capi PM en fait un actif patrimonial de long terme, sans imposition assise sur les plus-values réelles tant qu’aucun rachat n’intervient.

Particulier en transmission

Abattements de l’assurance-vie déjà utilisés, versements après 70 ans, volonté de donner de votre vivant : le contrat de capitalisation complète la panoplie successorale.

Famille organisée en société

SCI ou société patrimoniale familiale à l’IS : le contrat structure l’épargne de la structure et s’articule avec le démembrement des parts.

Patrimoine établi

En complément de l’assurance-vie et du PEA, une enveloppe supplémentaire pour diversifier les cadres de détention — et préparer la suite.

Fiscalité : les grands principes

  • Particuliers — pendant la vie du contrat — les rachats sont imposés selon le même régime que l’assurance-vie : seule la part de gains comprise dans le rachat est taxée, avec un régime allégé après 8 ans de détention.
  • Particuliers — à la transmission — pas d’abattement spécifique de type assurance-vie : le contrat entre dans la succession aux conditions de droit commun, mais ne se dénoue pas. Il peut aussi être donné de votre vivant, y compris en démembrement ; le traitement des gains latents obéit alors à des règles spécifiques, à analyser au cas par cas.
  • Personnes morales à l’IS — régime spécifique : une imposition annuelle forfaitaire calculée sur une assiette fixée à la souscription, indépendante de la performance réelle des supports, avec régularisation lors des rachats. Les plus-values réelles ne sont donc pas imposées au fil de l’eau — c’est la fiscalité différée qui fait l’intérêt de l’outil pour la trésorerie patrimoniale.

La fiscalité dépend de votre situation individuelle — ou du régime fiscal de votre société — et de la législation en vigueur, susceptible d’évoluer. Chaque mise en place fait l’objet d’une analyse personnalisée, en coordination avec votre expert-comptable ou votre notaire le cas échéant.

Frais et risques : ce qu’il faut savoir avant de souscrire

Les risques

  • Risque de perte en capital sur les unités de compte : leur valeur fluctue à la hausse comme à la baisse et n’est pas garantie. Seul un éventuel fonds en euros offre un capital garanti par l’assureur, dans les conditions du contrat et hors frais.
  • Risque de liquidité relatif : les rachats restent possibles, mais certains supports peuvent allonger les délais.
  • Horizon inadapté — l’enveloppe est conçue pour le moyen-long terme ; elle ne convient pas à une trésorerie de fonctionnement à court terme.
  • Cadre personne morale — éligibilité, traitement comptable et fiscal à valider en amont avec votre expert-comptable.

Les frais

  • Frais d’entrée ou de versement selon les contrats.
  • Frais de gestion annuels du contrat et des supports sous-jacents.
  • Frais d’arbitrage éventuels lors des réallocations.
  • Frais spécifiques des éventuels mandats de gestion.

L’ensemble des caractéristiques, frais et risques figure dans la documentation réglementaire (DIC/prospectus) remise avant toute souscription.

Notre approche

Le contrat de capitalisation n’est jamais un réflexe : c’est une réponse à une situation précise — transmission à organiser, trésorerie de société à structurer. Nous travaillons en architecture ouverte, avec mise en concurrence de nos assureurs partenaires français et luxembourgeois sur les frais, l’univers d’investissement et les conditions d’éligibilité.

  • Analyse d’opportunité — assurance-vie, contrat de capitalisation, compte-titres : chaque enveloppe a son terrain de jeu. Nous vérifions que le contrat de capitalisation est le bon outil pour votre objectif — et nous vous le disons quand ce n’est pas le cas.
  • Construction du contrat — choix de l’assureur, allocation adaptée à l’horizon (du profil prudent au profil dynamique), calibrage particulier ou personne morale, coordination avec votre expert-comptable et votre notaire pour les volets société et transmission.
  • Pilotage dans la durée — revue régulière de l’allocation, arbitrages, articulation avec votre stratégie globale : trésorerie d’entreprise, transmission, crédit Lombard le cas échéant.

Morgen Capital est CIF adhérent CNCEF Patrimoine, « à titre non indépendant » au sens MIF II — voir nos agréments et notre modèle de rémunération, présenté avant toute souscription.

Vos questions sur le contrat de capitalisation

Quelle est la différence entre un contrat de capitalisation et une assurance-vie ?

Les deux enveloppes partagent la même mécanique d’investissement : multi-supports (fonds en euros, unités de compte), rachats libres, fiscalité des rachats identique pour un particulier. La différence est juridique : le contrat de capitalisation n’est pas adossé à un aléa d’assurance. Il n’a pas de clause bénéficiaire et ne se dénoue pas au décès : il intègre la succession et peut être conservé par les héritiers, donné de votre vivant, démembré — et surtout souscrit par une personne morale, ce qui est impossible avec une assurance-vie.

Pourquoi souscrire un contrat de capitalisation en plus d’une assurance-vie ?

Trois cas typiques. D’abord, lorsque les abattements successoraux de l’assurance-vie sont déjà pleinement utilisés ou que vous versez après 70 ans : le contrat de capitalisation devient un complément pertinent. Ensuite, pour préparer une transmission de votre vivant : il peut être donné, y compris en démembrement (nue-propriété aux enfants, usufruit conservé). Enfin, pour une personne morale : c’est l’un des rares outils d’épargne long terme accessibles à une société. Les deux enveloppes ne s’excluent pas — elles s’articulent.

Ma holding peut-elle souscrire un contrat de capitalisation ?

Oui, c’est même l’un de ses grands usages : le contrat de capitalisation personne morale (Capi PM) permet de placer la trésorerie excédentaire d’une holding patrimoniale ou d’une société sur une architecture multi-supports, avec une fiscalité qui n’est pas assise sur les plus-values réelles tant qu’aucun rachat n’est effectué. Les assureurs appliquent toutefois des conditions d’éligibilité (nature de l’activité, origine des fonds) et des tickets d’entrée généralement compris entre 50 000 et 100 000 €. L’analyse se mène avec votre expert-comptable.

Comment le contrat de capitalisation se transmet-il ?

À la différence de l’assurance-vie, le contrat ne se dénoue pas au décès : il entre dans la succession et est soumis aux droits de mutation dans les conditions de droit commun, mais les héritiers peuvent le conserver et poursuivre son fonctionnement. De votre vivant, il peut être donné en pleine propriété ou en démembrement, ce qui en fait un véritable outil d’ingénierie de transmission. Le traitement fiscal des gains latents lors d’une transmission obéit à des règles spécifiques — chaque situation s’analyse au cas par cas, le cas échéant avec votre notaire.

Quel est le ticket d’entrée d’un contrat de capitalisation ?

Pour les personnes morales, les tickets d’entrée pratiqués par les assureurs se situent généralement entre 50 000 et 100 000 €. Pour les particuliers, l’accès est souvent plus souple, à des niveaux comparables à ceux d’une assurance-vie de qualité. Au-delà de certains encours, une version luxembourgeoise du contrat devient envisageable, avec le super-privilège du souscripteur et une architecture multi-devises — nous en évaluons l’opportunité selon votre situation.

Le capital d’un contrat de capitalisation est-il garanti ?

Non, pas par principe. Le capital investi en unités de compte fluctue à la hausse comme à la baisse : il existe un risque de perte en capital. Seul un éventuel fonds en euros, lorsqu’il est proposé au contrat, offre un capital garanti par l’assureur, dans les conditions prévues au contrat et hors frais. L’allocation entre fonds en euros et unités de compte se calibre selon votre horizon et votre profil de risque — ou celui de votre société pour un Capi PM.

Architecture ouverte

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Souvent étudié en parallèleAssurance-vie (France)PER & transferts (PERP, Madelin, Article 83)

Particulier ou personne morale : la bonne enveloppe se choisit, elle ne se devine pas.

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