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Private Equity : investir au capital de l’économie réelle, hors des marchés cotés.

Le Private Equity — ou capital-investissement — consiste à prendre des participations au capital d’entreprises non cotées, par l’intermédiaire de fonds gérés par des sociétés de gestion spécialisées. Longtemps réservé aux institutionnels, il est accessible aux particuliers par des fonds dédiés — avec un horizon long, un capital bloqué et des risques réels qu’il faut comprendre avant d’investir.

Bilan patrimonial offert
Mains d’un potier façonnant un bol en argile sur un tour, dans un atelier baigné de lumière.

L’essentiel

Ce que c’est

Des participations au capital d’entreprises non cotées — capital-risque, capital-développement, transmission — prises par des fonds gérés par des sociétés de gestion agréées.

Pour qui

Clientèle avertie disposant d’un patrimoine financier déjà diversifié, capable d’immobiliser le capital investi sur toute la durée de vie du fonds.

Ticket et horizon

Ticket d’entrée et durée de blocage fixés par le règlement de chaque fonds ; un horizon de plusieurs années, souvent prorogeable, sans sortie anticipée garantie.

Cadre fiscal

Fiscalité des valeurs mobilières selon le véhicule et le mode de détention ; réinvestissement possible dans le cadre de l’apport-cession (150-0 B ter), sous conditions.

Produit présentant un risque de perte en capital et une illiquidité forte (capital bloqué pendant la durée de vie du fonds), réservé à une clientèle avertie.

Comment ça fonctionne

Un fonds de Private Equity lève des capitaux, les investit dans des entreprises non cotées, les accompagne pendant plusieurs années puis cède ses participations. Selon les véhicules, vous y accédez directement ou par un fonds nourricier.

  1. Souscription — vous souscrivez des parts d’un fonds (FCPR, FPCI, FCPI…) ou d’un fonds nourricier qui investit dans un fonds institutionnel ; l’engagement peut être appelé en une fois ou progressivement.
  2. Période d’investissement — la société de gestion déploie le capital dans des entreprises non cotées, sélectionnées selon sa stratégie (capital-risque, capital-développement, transmission).
  3. Période de détention — les participations sont accompagnées et développées pendant plusieurs années. Votre capital est bloqué : il n’existe pas de marché organisé pour sortir à tout moment.
  4. Distributions et liquidation — au fil des cessions, le fonds distribue le produit aux porteurs de parts, jusqu’à sa liquidation, au terme fixé par son règlement.

Prêter aux entreprises plutôt qu’entrer à leur capital relève d’une autre classe d’actifs : voir notre page Dette privée.

Pour qui ?

Patrimoine financier établi

Le Private Equity constitue un « 2e étage » de diversification : il complète un socle liquide déjà en place, sans jamais s’y substituer.

Dirigeant après cession

Pour une holding issue d’un apport-cession, certains fonds de Private Equity comptent parmi les réinvestissements permettant de maintenir le report d’imposition (article 150-0 B ter).

Investisseur de long terme

Cadre supérieur ou profession libérale acceptant l’illiquidité en contrepartie d’une exposition à l’économie réelle, hors des variations quotidiennes des marchés cotés.

Fiscalité : les grands principes

  • En direct (personne physique) — les gains relèvent en principe de la fiscalité des valeurs mobilières ; le traitement exact dépend du véhicule (FCPR, FPCI…) et de ses conditions propres.
  • Via une holding (apport-cession) — pour les cessions réalisées depuis le 21 février 2026 (loi de finances pour 2026), l’article 150-0 B ter du CGI maintient le report d’imposition si la holding réinvestit au moins 70 % du produit de cession dans des activités éligibles dans un délai de trois ans, et conserve ces investissements au moins cinq ans ; la souscription de FCPR, FPCI, SLP ou SCR en fait partie, sous conditions.
  • Dispositifs de réduction d’impôt — certains véhicules de non coté ouvrent droit à des réductions d’impôt sous conditions (voir IR-PME, FIP Outre-mer & Corse et notre page Réduire mes impôts) ; ils obéissent à des règles distinctes.

La fiscalité dépend de votre situation individuelle et de la législation en vigueur, susceptible d’évoluer. L’analyse s’effectue au cas par cas, en coordination avec votre conseil fiscal.

Frais et risques

Les risques

  • Risque de perte en capital : la valeur des participations peut baisser ; le capital investi peut être perdu en tout ou partie. Aucun rendement n’est garanti.
  • Illiquidité : capital bloqué pendant la durée de vie du fonds, sans possibilité de rachat anticipé dans la plupart des véhicules.
  • Risque de valorisation : les actifs non cotés sont valorisés périodiquement, sans prix de marché continu.
  • Risque de sélection et de millésime : la performance dépend fortement de la société de gestion et de l’année d’investissement.

Les frais

  • Frais de souscription éventuels à l’entrée.
  • Frais de gestion annuels du fonds et, le cas échéant, du fonds nourricier (structure à deux niveaux).
  • Part de la plus-value revenant à l’équipe de gestion (« carried interest »), en général au-delà d’un seuil de rendement fixé par le règlement du fonds.

L’ensemble des caractéristiques, frais et risques figure dans la documentation réglementaire (DIC/prospectus, règlement du fonds) remise avant toute souscription.

Notre approche

Architecture ouverte : nous comparons les fonds accessibles sur la stratégie, l’historique de la société de gestion, la durée de blocage et les frais — jamais sur une promesse de performance.

  • Vérification d’adéquation — le Private Equity n’entre dans une allocation qu’après vérification de votre capacité à immobiliser le capital et de votre compréhension des risques (clientèle avertie).
  • Dosage dans l’allocation globale — le non coté complète un socle liquide, il ne le remplace pas ; la proportion est définie avec vous.
  • Suivi des millésimes — étalement des souscriptions dans le temps pour diversifier les années d’entrée, suivi des appels de fonds et des distributions.

Morgen Capital est CIF adhérent CNCEF Patrimoine, « à titre non indépendant » au sens MIF II — voir nos agréments et notre modèle de rémunération, présenté avant toute souscription.

Vos questions sur le Private Equity

Le Private Equity est-il accessible aux particuliers ?

Oui, par des fonds de capital-investissement ouverts aux particuliers ou, pour les investisseurs avertis, par des fonds professionnels et des fonds nourriciers (feeders) qui regroupent les souscriptions pour investir dans des fonds institutionnels. Le ticket d’entrée, la durée de blocage et les conditions d’accès sont fixés par le règlement de chaque véhicule. Ce sont des produits réservés à une clientèle capable d’immobiliser ce capital et d’en accepter les risques.

Private Equity ou dette privée : quelle différence ?

Le Private Equity consiste à prendre des participations au capital d’entreprises non cotées : la performance éventuelle vient de leur croissance et de la revente des participations. La dette privée consiste à prêter à ces entreprises : la rémunération prend la forme d’intérêts, avec un risque de défaut de l’emprunteur. Les deux classes sont illiquides et comportent un risque de perte en capital ; la dette privée a sa propre page sur notre site.

Pendant combien de temps mon capital est-il bloqué ?

Pendant la durée de vie du fonds, fixée par son règlement et souvent prorogeable. Les fonds de Private Equity investissent, accompagnent puis cèdent leurs participations sur un cycle long : les rachats anticipés sont impossibles ou très limités. Ce capital doit donc être un excédent dont vous n’aurez pas besoin sur toute la période — c’est une condition d’éligibilité, pas un détail.

Quels rendements peut-on espérer ?

Aucun rendement n’est garanti, et nous n’affichons pas d’objectif chiffré : la performance d’un fonds de Private Equity dépend des entreprises financées, du prix d’entrée et des conditions de sortie, et n’est connue qu’à la liquidation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et le capital investi peut être perdu en tout ou partie.

Le Private Equity peut-il servir au réinvestissement après une cession d’entreprise ?

Oui, sous conditions. Dans le cadre de l’apport-cession (article 150-0 B ter du CGI), lorsque la holding cède les titres apportés dans les trois ans de l’apport, le report d’imposition est maintenu si elle réinvestit au moins 70 % du produit de cession dans des activités éligibles dans un délai de trois ans, et conserve ces investissements au moins cinq ans. La souscription de parts ou d’actions de FCPR, FPCI, SLP ou SCR figure parmi les réinvestissements possibles, sous des conditions propres à chaque fonds. Ces règles, issues de la loi de finances pour 2026, s’appliquent aux cessions réalisées depuis le 21 février 2026 ; l’éligibilité s’analyse au cas par cas avec votre conseil fiscal.

Quelle part de mon patrimoine consacrer au non coté ?

Il n’existe pas de proportion standard. Le Private Equity est un outil de diversification qui ne se conçoit qu’en complément d’un socle liquide déjà constitué (épargne de précaution, assurance-vie, PEA, immobilier). La proportion dépend de votre horizon, de votre besoin de liquidité et de votre tolérance au risque — c’est l’objet du bilan patrimonial.

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Le non coté se dose. Il ne s’improvise pas.

Vérifions ensemble si le Private Equity a sa place dans votre allocation, dans quelle proportion et par quels véhicules. Le bilan initial est offert.

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